16 juillet // Convivialité

Samedi 16 juillet, Nuit Debout Lille s’est installé à Fives, place Degeyter. Pas forcément beaucoup de monde, mais un accueil positif : plusieurs habitant-e-s du quartier nous ont invité à revenir. Au menu des discussions, nous avons abordé les problèmes de logement – insalubrité, gentrification, urbanisme, squats, réquisitions, vente du parc HLM – mais aussi de la démocratie – démocratie directe/représentation/ incarnation nationale, démocratie locale/centralisme médiatique et institutionnel, mobilisation contre la présidentielle/boycott – et syndicalisme – diversité syndicale, fonctionnement interne, place des militant-e-s syndicales dans Nuit Debout – avant de partager le repas.

 

14 juillet // Etat policier

Constitution du 24 juin 1793 – Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.

                                                            Article 9. – La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent.

Ce 14 juillet, nous, citoyen-ne-s organisé-e-s au sein de Nuit Debout Lille, avions décidé de participer à cette fête de la liberté en exprimant notre volonté de construire la démocratie sociale.
A 16H30, Nous ont été saisi deux banderoles (une représentant la liberté, l’autre reprenant deux articles de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen), du matériel expliquant le contenu de la loi travail et des bonnets phrygiens. En refusant à plusieurs reprises de fournir le moindre document justifiant ou officialisant cette saisie, mais sans se priver de se montrer menaçant envers l’un d’entre nous.
De l’autre coté de la rue, les camarades du « théâtre de l’opprimé »(1) se sont fait contrôler, saisir des tracts sur la loi travail (avec tous ces documents, ils vont probablement finir par comprendre le non-sens de celle-ci) et déloger.
Comme il nous était interdit de nous faire entendre à proximité du défilé d’uniformes, nous nous sommes regroupé-e-s, au centre de la place de la République, en cercle pour lire à haute voix mais sans crier, des articles de cette déclaration.
Avec force d’images vulgaires, il nous a été imposé de « fermer [nos] gueules ».
Appliquant à la lettre, ce silence imposé, nous avons décidé de nous allonger sur place, les articles en question entre nos mains.
Cet acte était d’une violence folle pour les gradés endimanchés de la république qui nous ont envoyé un cordons de CRS afin de nous refuser la présence à la fête nationale et de nous chasser jusqu’au théâtre Sébastopol.

Parmi les formules de politesse apprises à l’école de police, nous retiendrons: « Vous nous faîtes chier toute l’année », « toi, si tu montres ton gros cul, tu passes 48H au poste », « toi, tu viens d’où », « Ferme ta gueule » et « Je vous mets au défi de foutre le bordel ».

Gageons, qu’au nom de la démocratie, des excuses nous seront formulées, que le matériel nous sera rendu bien vite et que l’esprit de la Révolution sera retrouvé avant le 4 août.

1: Théâtre de l’opprimé : http://theatredelopprime.jimdo.com/

 

28 juin // Blocage de rond-point

Ce 28 juin, syndiqué-e-s et non syndiqué-e-s en lutte contre la loi travail, face à la surdité du gouvernement qui entend détruire le code du travail à coups de 49.3, ont organisé une action de blocage partiel du rond-point des Postes à l’entrée de Lille.

Face à cette mobilisation pacifique et joyeuse, le pouvoir austéritaire a répondu, une fois de plus, par la répression démesurée. 7 militant-e-s ont été interpellé-e-s et placé-e-s en garde à vue, certain-e-s de façon très violente : placage au sol, coups multiples, insultes, menaces, etc.
Un premier rassemblement devant le commissariat central a eu lieu dès 11H30 et s’est interrompu pour laisser place à la manifestation unitaire et intersyndicale de 14H30.
Durant celle-ci, en discussion avec les représentant-e-s de la préfecture, il a été décidé de prolonger le défilé jusqu’au commissariat pour renouveler la demande de libération de toutes les victimes de cette répression anti-syndicale. Cette présence a permis la libération de deux camarades dont un-e mineur-e de 15 ans fortement marqué-e par la garde à vue.
Alors que le cortège était en train d’organiser son départ dans le calme, ordre a été donné de charger le cordon syndical de sécurité. Quatre militant-e-s supplémentaires ont été interpellé-e-s et placé-e-s en garde à vue pour « refus de dispersion après sommations »(sic).
Tou-te-s ces camarades ne sont sorti-e-s de geôle que jeudi 30 vers 20H30.
Ils/elles passeront en jugement respectivement le 30 août et le 20 septembre.

Vous pouvez vous adresser à nous pour les messages de soutien et les éventuelles aides financières pour les frais de justice.

Merci à celles et ceux qui ont assisté aux interpellations de nous faire parvenir les témoignages écrits, les photos et les vidéos pour aider à la défense.

(Action de blocage économique au rond-point des Postes. Photos Jeff Jaydog)