14 juillet // Etat policier

Constitution du 24 juin 1793 – Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen.

                                                            Article 9. – La loi doit protéger la liberté publique et individuelle contre l’oppression de ceux qui gouvernent.

Ce 14 juillet, nous, citoyen-ne-s organisé-e-s au sein de Nuit Debout Lille, avions décidé de participer à cette fête de la liberté en exprimant notre volonté de construire la démocratie sociale.
A 16H30, Nous ont été saisi deux banderoles (une représentant la liberté, l’autre reprenant deux articles de la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen), du matériel expliquant le contenu de la loi travail et des bonnets phrygiens. En refusant à plusieurs reprises de fournir le moindre document justifiant ou officialisant cette saisie, mais sans se priver de se montrer menaçant envers l’un d’entre nous.
De l’autre coté de la rue, les camarades du « théâtre de l’opprimé »(1) se sont fait contrôler, saisir des tracts sur la loi travail (avec tous ces documents, ils vont probablement finir par comprendre le non-sens de celle-ci) et déloger.
Comme il nous était interdit de nous faire entendre à proximité du défilé d’uniformes, nous nous sommes regroupé-e-s, au centre de la place de la République, en cercle pour lire à haute voix mais sans crier, des articles de cette déclaration.
Avec force d’images vulgaires, il nous a été imposé de « fermer [nos] gueules ».
Appliquant à la lettre, ce silence imposé, nous avons décidé de nous allonger sur place, les articles en question entre nos mains.
Cet acte était d’une violence folle pour les gradés endimanchés de la république qui nous ont envoyé un cordons de CRS afin de nous refuser la présence à la fête nationale et de nous chasser jusqu’au théâtre Sébastopol.

Parmi les formules de politesse apprises à l’école de police, nous retiendrons: « Vous nous faîtes chier toute l’année », « toi, si tu montres ton gros cul, tu passes 48H au poste », « toi, tu viens d’où », « Ferme ta gueule » et « Je vous mets au défi de foutre le bordel ».

Gageons, qu’au nom de la démocratie, des excuses nous seront formulées, que le matériel nous sera rendu bien vite et que l’esprit de la Révolution sera retrouvé avant le 4 août.

1: Théâtre de l’opprimé : http://theatredelopprime.jimdo.com/

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s